Mis à part la musique qui était la copie conforme de la musique qui passait en boîte il y a 10 ans à 600 km de là, je me suis surtout remémoré une chose que j'avais un peu oublié : la bagarre!
1h30, assis dans ma banquette pour le moins douteuse, je sirote en 1 s des shot des toutes sortes d'alcool frelatés, je tapote mon genou avec mes doigts, je regarde la vieille de 56 ans se taper un jeune de 15 ans. Bref, je fais mon jeune en boîte.
Quand soudain, de l'autre côté de la salle éclate une bagarre. Comme il y a 10 ans, on ne comprend pas bien ce qui se passe, les coups pleuvent, les tabourets volent, les gens se lèvent et se regroupent autour des deux rambo-des-bacs-à-sable qui font ressortir leurs muscles saillants (enfin, presque saillants vu qu'ils sont gaulés comme des merguez franprix).
Après quelques coups de poings dignes d'un combat de jeunes filles en fleur, tout le monde se sépare et part raconter ses exploits à sa gonzesse-trophée (qui, cela m'étonnera toujours, est systématiquement un canon que les mecs censés n'auront jamais le plaisir de cotoyer. Mais passons...).
Tout cela ne me chagrinerait pas plus que ça si ledit boxeur amateur, sans doute encore excité par les derniers relans d'alcool et de bagarre, ne s'en prenait pas 30 minutes plus tard à sa copine et lui défonçait la gueule devant tout le monde.
Oui, glorieuse galanterie, courtoisie fleurie, sentiment illusoire aperçu dans les romans du 18ème siècle, tu ne fais pas parti de ce monde. Mais voilà, moi, j'm'en rap'lais p'us!
Enfin, je mens un peu, j'étais déjà retombé de mon petit piedestal l'autre jour quand deux types étaient rentrés dans un train et avaient crié "raclure de juifs, on aura votre peau". Ah oui, la tolérance, c'est aussi dans les romans du 18ème.
Tout ça, mine de rien, ça me rend peu enclin à être heureux. Mais bon, il y a quand même des bons moments. Ne les oublions pas.


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