Jeudi 21 septembre 2006

Il faudra bien crever l'abcès un de ces jours : non, la tour Eiffel n'est pas un énorme phallus à la gloire d'un machisme hexagonal (sic). Petit retour en arrière, il y a maintenant quelques décennies. Le petit Sigmund nait un 6 mai 1856 (le 6 mai, ça me dit quelque chose) dans ce beau territoire joyeux et pétillant de Moravie. On ne le sait pas encore, mais le petit Sigmund va changer la face du monde. ET surtout va faire entrer la bourgeoisie dans le club très ouvert des amateurs de blagues de cul.

Sigmund vit donc une enfance que je qualifierais d'inconnue pour moi. Je m'en branle, je n'aime pas les gens pour ce qu'ils sont, mais pour ce qu'ils font. Sigmund donc a une enfance. Comme tout le monde. Puis un jour, il se décide à devenir médecin. Et puis il décide un jour d'écouter les gens : la psychanalyse était née (c'est bien raconté, on s'y croirait).

Donc, passons sur la vie de Freud. Intéressons-nous plutôt à sa théorie. Ce monsieur développe donc la théorie selon laquelle tout tourne autour de la libido. Du sexe en gros. Je dirais même plus, du gros sexe.

Quelques décennies plus tard (aujourd'hui si vous suivez bien les aller-retours narratifs), on a totalement simplifié la théorie freudienne. Pour résumer la chose, tout ce qui est long et dur est une bite. La tour Eiffel, une batte de base-ball, une carotte, le service militaire, etc... Bref, j'en ai plein le cul. Ah ah ah.

Ce qui me fait rire dans cette histoire, c'est que Freud a trouvé le moyen ultime pour permettre aux intellos de faire de l'humour graveleux : la caution médicale. Avant, Charles-Antoine ne pouvait pas dire de blagues de cul, les mots "bite" "couille" et "poil" étant très vulgaires. Or, tout le monde aime les blagues graveleuses. Donc Charles Antoine se morfondait dans son château d'argent. Grâce à Freud, il peut maintenant le faire. "la tour Eiffel a un aspect phallique". Voilà qui est classe. Phallique, ça vient d'un lointain latin, c'est chargé d'histoire et de conquêtes guerrières.

Il faut bien l'admettre, c'est plus classe que de dire "ça ressemble à une bite". Mais bon, c'est le même fond. Bref, le succès de cette théorie vient surtout du fait qu'elle fait vibrer une corde sensible de l'être humain (oh oh oh) : le sexe.

Maintenant, imaginons que le jeune Freud eut un père maraîcher et une mère éplucheuse de carottes. Freud devient quand même médecin. Mais au lieu de baser sa théorie sur le sexe, il la base sur les carottes. Voilà ce que serait le monde d'aujourd'hui.

"La vache, la tour Eiffel, on dirait une grosse carotte. Si ça c'est pas la preuve que les français sont des gros mangeurs."
"C'est vrai que cet objet est très... carottique! hi hi hi"
"Cette oeuvre d'art est comme un carotthus géant à la gloire de l'agriculteur"
Bref, c'est moins drôle, mais c'est pas moins con pour autant.

En somme, je voudrais que l'on arrête de se cacher derrière le phallus de Freud pour faire de l'humour gras. Et arrêtons de donner une caution médicale à tout ça. Et puis arrêtez de dire que la tour Eiffel est un phallus. Même inconsciemment. C'est juste une tour. Arrêtez de voir un sens caché. Ce n'est pas parce que je préfère visiter les grottes que je suis quelqu'un d'"anal", que j'adore le désert que je suis "mamellaire"... je me rends compte que je m'emporte mais que j'ai fichetrement raison.

Bref, arrêtons de voir des phallus partout. N'est-ce pas annie?

Par aston - Publié dans : Réflexions
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Jeudi 21 septembre 2006

Une vieille commande enfin honorée. T'as le droit de pas aimer. J'aurai le plaisir d'en refaire une.

Par aston - Publié dans : Vie du blog
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Mercredi 6 septembre 2006

Tout le monde connait la théorie du battement d'aile du papillon. Là-bas, au fin fond du Pacifique, un animal aux ailes bleues, jaunes, rouges et vertes (tant qu'à faire, autant qu'il soit beau) s'évertue à combattre l'attraction terrestre. Et ici, à plusieurs milliers de kilomètres, à quelques heures d'intervalle, un terrible coup de vent fait voler le toupet de votre professeur de sport, être terriblement préoccupé par sa calvitie.

 

Cette théorie, c'est l'idée selon laquelle un rien peut changer une vie. On trouve une pièce d'un euro dans la rue, juste devant la PMU du village, on achète un millionnaire avec cette pièce, hop les trois télés, on fait la bise à Risoli (désolé, je suis de la vieille école, celle des patatas cuitas) et on gagne 1 million de francs devant un parterre de mamies envieuses.

Bref, c'est un peu la théorie la plus humaniste qui soit : tout peut arriver, la vie n'est pas monotone. C'est beau, ça permet d'écrire des livres et de ne pas se suicider à une corde à sauter. Mais bon, personnellement, cette théorie ne me botte guère. Je lui préfère une théorie de mon cru : la théorie du coup de boule de mammouth.

Ici, à 15 cm de mon nez, un mammouth aux pattes velues, sales, boueuses (tant qu'à faire, autant qu'il soit moche) s'évertue à défier les lois de la physique et d'un coup vif et précis, m'administre un coup de boule monumental dont il a le secret. Et ici, 15 cm plus loin, une demi-seconde plus tard, je n'ai pas bougé d'un poil de cul de poussin (et pourtant, c'est fin du poil de cul de poussin). C'est la théorie du coup de boule de mammouth. C'est moins glamour que la théorie du papillon, mais faut s'y faire, parce que je ne suis pas là pour vous faire rêver. Bref, c'est l'idée selon laquelle des grands événements peuvent n'avoir aucun effet sur le cours de votre vie.

Pourquoi parle-je de ce mammifère aujourd'hui disparu? Parce que, l'air de rien, quand je regarde en arrière, ma vie ne ressemble pas trop à un chemin parsemé de papillons virevoltants, mais bien de mamouths inefficaces.

Si j'osais, je ferais une métaphore. Et comme ici j'ose, et bien je me lance. La vie ressemble à ce chemin tortueux que je prenais pour aller chercher le pain étant jeune : aller au bout de la rue, prendre à droite sur la dernière place, aller au fond de cette place pour trouver un petit chemin ténébreux entouré de ronces effrayantes, aller au bout de ce chemin, affronter, au sortir de ce bois, le terrible chien qui sort en courant de sa niche, puis affronter la circulation dense de la ville et enfin arriver à la boulangerie. Puis se taper le retour avec un pain maison qu'on a oublié de faire couper et on va se faire détruire la gueule par sa mère. Bref, quand on y est, la vie, c'est l'aventure, space moutain puissance 10. Et puis en fait, quand j'y repense maintenant, la boulangerie était à 500 m, y'avait 3 voitures dans mon village paumé et le chien était un yorkshire un peu présomptueux. Ben la vie, c'est pareil. C'est un chemin tortueux. Quand on est dedans, on a les boules, on fait la flipette, on croit que toute notre vie dépend de la note de musique du premier semestre, du rateau de Marie Charlotte à la sortie du CP... et quand on regarde ça au bout du chemin, qu'on a un peu pris d'altitude, on se rend compte qu'il n'y avait en fait qu'une seule route, certes tourmentée, mais plutôt nette. Et qu'avoir croisé tous ces mammouths n'y a finalement pas changé grand chose.

Tout ça pour dire quoi? Ben que même si ma vie m'apparait exotique, elle est pourtant d'une limpidité extraordinaire. Une petite fille analphabète vous dirait qu'elle serait aussi clario que la Quézac. C'est bizarre je trouve.

Reste à savoir si le mammouth avec lequel je fais un combat d'yeux actuellement finira par me foutre un coup de boule assez efficace pour mettre un peu de bordel dans tout ça.

Par aston - Publié dans : Réflexions
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Mardi 8 août 2006

Allons respirer la bonne odeur du sang, de la traîtrise, de la méchanceté et de la médiocrité humaine.

A votre santé.

Par aston - Publié dans : A l'intérieur du dedans
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Vendredi 21 juillet 2006
Comme je ne sais vraiment pas comment finir, laissons faire les pros.

Ca se passe comment une mort bloguienne. Ben ça se passe bien...
Par aston - Publié dans : Vie du blog
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