Allons respirer la bonne odeur du sang, de la traîtrise, de la méchanceté et de la médiocrité humaine.

A votre santé.
par aston
publié dans :
A l'intérieur du dedans
Comme je ne sais vraiment pas comment finir, laissons faire les pros.
Ca se passe comment une mort bloguienne. Ben ça se passe bien...
Ca se passe comment une mort bloguienne. Ben ça se passe bien...
par aston
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Vie du blog
Il faudra bien que je me l'avoue un jour : je suis un indécrottable romantique.
Pour illustrer cette tare inadmissible pour un être aussi machiste que moi,je vais vous parler de ma passion pour la rubrique "transport amoureux" de Libération. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, c'est une catégorie d'annonce coincée entre "à louer" et "divers" dans les petites annonces de Libération. A l'intérieur, on peut lire ce genre de choses : "ds le TGV Paris-Marseille,vous lisiez Libération,je n'ai pas osé vous aborder.Je ne rêve que de vous revoir. robert.12255@courrierchaud.fr"
Bref, c'est naze, has been, ringard... comme disent tous ceux qui me voient lire cette rubrique chaque jour que Dieu fait quand il a l'aimable amabilité de me filer un Libé gratos. Certes, cette rubrique ressemble un peu à un pouf en fourrure orange dans un appartement style Louis XII mais je n'en ai absolument rien à foutre : c'est ça qui en fait tout le charme. "Oui mais c'est sa raison d'être" disaient ces enfoirés.
En fait, si ça me plait autant, c'est que cela me renvoie à ma propre incapacité à aborder les gens, à cette même frustration de l'occasion gâchée, à ce caractère Don Quichottesque qui façonne tout mon être. "J'aimerais vous revoir", combien de fois m'étais-je dit cette phrase avant de devenir une patate mariée? De nombreuses fois, j'ai contemplé ma lâcheté : vous savez, quand on veut faire quelque chose, que l'âme crie "vas-y, bouge toi le trouffion" mais que le corps dit "ta gueule, tu vois pas que j'arrive plus à bouger"
Alors voir tous ces héros ratés se débattre avec leur lâcheté, cela m'émeut. Au plus haut point.
PS : j'aime pas dire au revoir mais comme je suis très poli, je profite de cet article vide pour annoncer mon départ très proche. Je me casse. Je n'écrirais plus, je pense. Par contre, je risque de revenir hanter vos blogs. Voilà, ciao les gens.
PS2 : c'est too much mais c'est tellement bôôôôôôô.
Pour illustrer cette tare inadmissible pour un être aussi machiste que moi,je vais vous parler de ma passion pour la rubrique "transport amoureux" de Libération. Pour ceux qui ne savent pas ce que c'est, c'est une catégorie d'annonce coincée entre "à louer" et "divers" dans les petites annonces de Libération. A l'intérieur, on peut lire ce genre de choses : "ds le TGV Paris-Marseille,vous lisiez Libération,je n'ai pas osé vous aborder.Je ne rêve que de vous revoir. robert.12255@courrierchaud.fr"Bref, c'est naze, has been, ringard... comme disent tous ceux qui me voient lire cette rubrique chaque jour que Dieu fait quand il a l'aimable amabilité de me filer un Libé gratos. Certes, cette rubrique ressemble un peu à un pouf en fourrure orange dans un appartement style Louis XII mais je n'en ai absolument rien à foutre : c'est ça qui en fait tout le charme. "Oui mais c'est sa raison d'être" disaient ces enfoirés.
En fait, si ça me plait autant, c'est que cela me renvoie à ma propre incapacité à aborder les gens, à cette même frustration de l'occasion gâchée, à ce caractère Don Quichottesque qui façonne tout mon être. "J'aimerais vous revoir", combien de fois m'étais-je dit cette phrase avant de devenir une patate mariée? De nombreuses fois, j'ai contemplé ma lâcheté : vous savez, quand on veut faire quelque chose, que l'âme crie "vas-y, bouge toi le trouffion" mais que le corps dit "ta gueule, tu vois pas que j'arrive plus à bouger"
Alors voir tous ces héros ratés se débattre avec leur lâcheté, cela m'émeut. Au plus haut point.
PS : j'aime pas dire au revoir mais comme je suis très poli, je profite de cet article vide pour annoncer mon départ très proche. Je me casse. Je n'écrirais plus, je pense. Par contre, je risque de revenir hanter vos blogs. Voilà, ciao les gens.
PS2 : c'est too much mais c'est tellement bôôôôôôô.
par aston
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Réflexions
Le monde se découpe en trois catégories (ce que je peux aimer cette phrase) : ceux qui magent les pistaches au fur à mesure de leur décortiquage, ceux qui décortiquent 100 pistaches et les mangent ensuite et ceux, finis à l'urine de babouin d'après mon humble avis, qui n'aiment pas les pistaches.
Evidemment, je suis un chieur, je suis de ceux qui ne mangent leurs pistaches qu'après en avoir décortiquées 25.
Voilà donc, cela fait maintenant 4 ans et des brouettes que je décortique patiemment mes petites pistaches. Patiemment, tel un chinois payé au smic de gérard Majax (hop, ton argent a disparu), je décortique. C'est pas facile de décrotiquer des pistaches quand on a une vie à côté. Il faut les trimbaler en voyage, en cours, à la maison, au boulot... et inlassablement, répéter le geste de la séparation coquillaire.
Bien sûr, je ne suis pas insensible à la douce odeur de la pistache fraîchement décortiquée et je me laisse, de temps en temps, tenté par le fruit de mon travail. Mais je sais rester raisonnable : l'important est d'accumuler, comme disent les piles rechargeables.
Donc, pendant quatre ans, j'ai accumulé en me laissant délicieusement porté par le goût et l'odeur de la pistache rêvée. Et voilà qu'aujourd'hui, après quatre ans d'efforts, c'est l'heure de se goinfrer en regardant, conquérant, ses petits camarades qui n'ont jamais su se créer un tel trésor. "ah ah ah, je cous ai bien niqué".
"Chouette, génial, trop de l'a balle Aston, vas y, goinfre toi!! Allez, bouffe, bouffe, bouffe!" C'est ce que vous vous dites, c'est ce que je me disais. Et puis voilà, tel un con qui fabrique une tour Eiffel en pattes de grenouillles, voilà qu'arrivé au bout de mon périple Sysiphien, je suis pris d'un terrible doute.
Et si. Et s'il ne valait pas mieux les manger au fur et à mesure ces pistaches, plutôt que de les laisser pourrir? Et si finalement, je n'allais pas me lasser rapidement de ces pistaches? Et si au final, je préfèrais les cacahuètes? Et si finalement, je ne préférais pas cette situation de décortiquage à la situation de mageage (Molière, désolé pour ta langue)? Et si comme disait Mappy, l'important n'était pas la destination mais le chemin?
Bref, je me pose des questions existentielles. J'ai toujours retardé l'accomplissement des choses car je sais que je suis incapable de jouir de ce que j'ai construit. J'ai toujours repoussé les échéances car je sais que je préfère les poursuivre que les atteindre. Mais voilà que maintenant, je ne peux plus reculer. Il va falloir tout accomplir. En même temps. C'est malin tiens.
Evidemment, je suis un chieur, je suis de ceux qui ne mangent leurs pistaches qu'après en avoir décortiquées 25.Voilà donc, cela fait maintenant 4 ans et des brouettes que je décortique patiemment mes petites pistaches. Patiemment, tel un chinois payé au smic de gérard Majax (hop, ton argent a disparu), je décortique. C'est pas facile de décrotiquer des pistaches quand on a une vie à côté. Il faut les trimbaler en voyage, en cours, à la maison, au boulot... et inlassablement, répéter le geste de la séparation coquillaire.
Bien sûr, je ne suis pas insensible à la douce odeur de la pistache fraîchement décortiquée et je me laisse, de temps en temps, tenté par le fruit de mon travail. Mais je sais rester raisonnable : l'important est d'accumuler, comme disent les piles rechargeables.
Donc, pendant quatre ans, j'ai accumulé en me laissant délicieusement porté par le goût et l'odeur de la pistache rêvée. Et voilà qu'aujourd'hui, après quatre ans d'efforts, c'est l'heure de se goinfrer en regardant, conquérant, ses petits camarades qui n'ont jamais su se créer un tel trésor. "ah ah ah, je cous ai bien niqué".
"Chouette, génial, trop de l'a balle Aston, vas y, goinfre toi!! Allez, bouffe, bouffe, bouffe!" C'est ce que vous vous dites, c'est ce que je me disais. Et puis voilà, tel un con qui fabrique une tour Eiffel en pattes de grenouillles, voilà qu'arrivé au bout de mon périple Sysiphien, je suis pris d'un terrible doute.
Et si. Et s'il ne valait pas mieux les manger au fur et à mesure ces pistaches, plutôt que de les laisser pourrir? Et si finalement, je n'allais pas me lasser rapidement de ces pistaches? Et si au final, je préfèrais les cacahuètes? Et si finalement, je ne préférais pas cette situation de décortiquage à la situation de mageage (Molière, désolé pour ta langue)? Et si comme disait Mappy, l'important n'était pas la destination mais le chemin?
Bref, je me pose des questions existentielles. J'ai toujours retardé l'accomplissement des choses car je sais que je suis incapable de jouir de ce que j'ai construit. J'ai toujours repoussé les échéances car je sais que je préfère les poursuivre que les atteindre. Mais voilà que maintenant, je ne peux plus reculer. Il va falloir tout accomplir. En même temps. C'est malin tiens.
par aston
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Réflexions
Il y a certains concepts tout à fait ridicules que j'aime pourtant pour leur côté naïf et un peu romantique. L'idée que le monde est petit en fait partie en bonne place.
Au début, il y a un constat : 6 milliards de camarades, cela commence à faire du monde. Qu'à cela ne tienne, appelons à la rescousse l'ami Super-sicentifique-man, l'homme qui calcule plus vite que son ombre.
Selon ce combattant de la connaissance cartésienne, il se révèle qu'en fait, le monde est fichtrement petit. En effet, d'après une théorie tout à fait séduisante (oui, les théories sont séduisantes... non mais qui est assez taré pour avoir inventé ce verbiage...), nous sommes tous "reliés" par une chaîne de 7 personnes au plus. 7 ou 8 ou 9, peu importe. Mais c'est vrai que ça fait classe : comme les nains et blanche neige (et pas blanche fesses et les 7 mains, oh oh oh), comme les mercenaires, comme les péchés capitaux, comme les merveilles du monde, comme la moitié de quatorze, 7 enfin comme l'âge de la raison. Bref, 7, ça claque, c'est vachement plus tendance que 8, qui est gros et un peu complexé.
Mais revenons à notre "small small world". Si tout le monde est lié à tout le monde par une chaîne de 7 personnes... corne de bouc et poêle à frire, qui sont donc ces sept nains qui me séparent de chacun de vous?
Mon voisin de palier connaît-il la grand-mère du fils de la collègue de la meilleure amie de votre soeur? Mon épicier est-il le cousin germain de la nounou du fils de votre boulangère? Tant de questions sans réponses...
Mais surtout, une question me turlupine. Suis-je votre voisin? ou plus con encore, n'êtes vous pas déjà dans mon entourage direct? C'est vrai que question probabilité, on frôle quand même la roue de bicylette... et pourtant... le fameux "et si" est tellement tentant pour un esprit un peu tige verte (c'est comme fleur bleue, mais pour les gars) comme moi.
Donc, à la prochaine dans le métro ou dans la rue. Et si tu es mon voisin, je te prierais de calmer ton chiard!
Au début, il y a un constat : 6 milliards de camarades, cela commence à faire du monde. Qu'à cela ne tienne, appelons à la rescousse l'ami Super-sicentifique-man, l'homme qui calcule plus vite que son ombre.Selon ce combattant de la connaissance cartésienne, il se révèle qu'en fait, le monde est fichtrement petit. En effet, d'après une théorie tout à fait séduisante (oui, les théories sont séduisantes... non mais qui est assez taré pour avoir inventé ce verbiage...), nous sommes tous "reliés" par une chaîne de 7 personnes au plus. 7 ou 8 ou 9, peu importe. Mais c'est vrai que ça fait classe : comme les nains et blanche neige (et pas blanche fesses et les 7 mains, oh oh oh), comme les mercenaires, comme les péchés capitaux, comme les merveilles du monde, comme la moitié de quatorze, 7 enfin comme l'âge de la raison. Bref, 7, ça claque, c'est vachement plus tendance que 8, qui est gros et un peu complexé.
Mais revenons à notre "small small world". Si tout le monde est lié à tout le monde par une chaîne de 7 personnes... corne de bouc et poêle à frire, qui sont donc ces sept nains qui me séparent de chacun de vous?
Mon voisin de palier connaît-il la grand-mère du fils de la collègue de la meilleure amie de votre soeur? Mon épicier est-il le cousin germain de la nounou du fils de votre boulangère? Tant de questions sans réponses...
Mais surtout, une question me turlupine. Suis-je votre voisin? ou plus con encore, n'êtes vous pas déjà dans mon entourage direct? C'est vrai que question probabilité, on frôle quand même la roue de bicylette... et pourtant... le fameux "et si" est tellement tentant pour un esprit un peu tige verte (c'est comme fleur bleue, mais pour les gars) comme moi.
Donc, à la prochaine dans le métro ou dans la rue. Et si tu es mon voisin, je te prierais de calmer ton chiard!
par aston
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Réflexions

