Mercredi 5 juillet 2006
Me vendre, voilà bien la dernière chose que je sais faire... alors les entretiens d'embauche sont pour moi une torture.
Oui, cette image est un jeu de mot pourri mais bon, je vais pas taper torture dans Google (merde, je viens de lâcher mon secret), je me ferais ficher par les renseignements de Papouasie Nouvelle-Guinée. Faudra se contenter de ça.
Je n'ai eu que très peu d'entretiens à faire dans ma vie. Si on compte les vrais de vrais, ceux qui servent à trouver un job ou un stage, je n'en ai fait que 3 ou 4. Et à chaque fois, j'ai été aussi à l'aise qu'un batonnet de colin pané (pas de marque Mnemo s'il te plait(Captaine Bigleu!!! fallait que ça sorte!)) dans la mer du Nord.
D'abord, je ne sais jamais comment m'habiller. Alors bien sûr, j'ai fait l'achat du siècle : un costume. Mon dieu mon dieu, un costume. Comment dire ce que je ressens quand je suis dans un costume? Il faudrait le demander au Papa Pinguoin. Arf, ce col qui me cisaille le cou, cette cravate qui m'étouffe, cette veste en carton, cette chemise qui me donne l'impression d'être à poil, ce futal qui ne ressemble à rien, ces chaussures qui sont aussi sexy que Maïté assise sur ses chiottes, le futal sur les chaussures (désolé pour ceux qui mangent)... non vraiment, je ne suis pas à l'aise dans un costume. Déjà que je ne suis pas naturel en jean baskets, imaginez ce que ça donne en costume.
Une fois la tenue choisie, il faut se rendre au-dit entretien. Et là, c'est toujours le même problème : je déteste arriver en retard. Du coup, je prends une demi-heure d'avance au cas où le bus n'arrive pas, puis une autre demi-heure si le RER écrase quelqu'un, un autre quart d'heure si le taxi heurte un éléphant et une dernière heure si j'ai une crevaison de semelle (cf la cité de la peur). Bref, au bout du compte, même si dans le pire des cas j'ai un accident avec l'éléphant, j'arrive 1h30 en avance et je dois poireauter. J'ai beaucoup visiter les abords des entreprises mine de rien. Et c'est moche. Dommage. Et en plus, un pinguoin qui erre autour d'un batiment, l'air de rien, c'est bizarre.
Une fois que l'entretien commence, je suis généralement très mal à l'aise pendant les premières minutes. Josiane parle, parle, me raconte la vie de l'entreprise, sa place de numéro un dans les slips en coton, les investissements sur la fibre kevlar pour les slips kangourous, le marché explosif du tanga en Chine... bref, j'en profite pour faire des exercices d'assouplissement avec mes intestins qui s'enroulent comme une chaussette dans un bac à linge.
Une fois la présentation des slips du futur terminée, c'est à moi de parler. "Bon assez parler. Présentez-vous!". Et là, c'est le drame. "Ben heu, voilà, heu... héhé... enfin..." Un vrai John Scatman (que de souvenirs). Du coup, je commence à me sentir mal, mon col se resserre encore, ma chemise sert d'éponge et mon froc de chiotte.
Celà dit, au bout de quelques minutes, je retrouve généralement tout mon entrain : je suis comme ça, une fois lancé, on ne m'arrête plus. Le problème c'est qu'il faut savoir s'arrêter. mais je suis atteint de logorhée, j'en viens à parler de mes drames de l'enfance, de cette porte qui ne ferme pas, du temps qui fait, de la famine dans le monde... bref, je déballe tout.
Remarquez, jusqu'à maintenant, je ne me plains pas : apparemment, je passe plutot bien puisque tout le monde me dit après coup que "même si [j']avais l'air timide, on sentait que [j']étais motivé". Ca fait plaisir.
Mais bon, tout ça n'était que broutille face à ce qui m'attend bientôt. L'entretien d'embauche, le vrai. Pas celui pour un stage bidon ou un job d'été. Non, celui qui me nourrira pendant quelques années, je l'espère. Et là, va falloir sortir l'artillerie lourde : assurance, dynamisme, sourire ravageur, humour fin et compétence.. bref, autant dire que je suis mal barré!
Oui, cette image est un jeu de mot pourri mais bon, je vais pas taper torture dans Google (merde, je viens de lâcher mon secret), je me ferais ficher par les renseignements de Papouasie Nouvelle-Guinée. Faudra se contenter de ça.Je n'ai eu que très peu d'entretiens à faire dans ma vie. Si on compte les vrais de vrais, ceux qui servent à trouver un job ou un stage, je n'en ai fait que 3 ou 4. Et à chaque fois, j'ai été aussi à l'aise qu'un batonnet de colin pané (pas de marque Mnemo s'il te plait(Captaine Bigleu!!! fallait que ça sorte!)) dans la mer du Nord.
D'abord, je ne sais jamais comment m'habiller. Alors bien sûr, j'ai fait l'achat du siècle : un costume. Mon dieu mon dieu, un costume. Comment dire ce que je ressens quand je suis dans un costume? Il faudrait le demander au Papa Pinguoin. Arf, ce col qui me cisaille le cou, cette cravate qui m'étouffe, cette veste en carton, cette chemise qui me donne l'impression d'être à poil, ce futal qui ne ressemble à rien, ces chaussures qui sont aussi sexy que Maïté assise sur ses chiottes, le futal sur les chaussures (désolé pour ceux qui mangent)... non vraiment, je ne suis pas à l'aise dans un costume. Déjà que je ne suis pas naturel en jean baskets, imaginez ce que ça donne en costume.
Une fois la tenue choisie, il faut se rendre au-dit entretien. Et là, c'est toujours le même problème : je déteste arriver en retard. Du coup, je prends une demi-heure d'avance au cas où le bus n'arrive pas, puis une autre demi-heure si le RER écrase quelqu'un, un autre quart d'heure si le taxi heurte un éléphant et une dernière heure si j'ai une crevaison de semelle (cf la cité de la peur). Bref, au bout du compte, même si dans le pire des cas j'ai un accident avec l'éléphant, j'arrive 1h30 en avance et je dois poireauter. J'ai beaucoup visiter les abords des entreprises mine de rien. Et c'est moche. Dommage. Et en plus, un pinguoin qui erre autour d'un batiment, l'air de rien, c'est bizarre.
Une fois que l'entretien commence, je suis généralement très mal à l'aise pendant les premières minutes. Josiane parle, parle, me raconte la vie de l'entreprise, sa place de numéro un dans les slips en coton, les investissements sur la fibre kevlar pour les slips kangourous, le marché explosif du tanga en Chine... bref, j'en profite pour faire des exercices d'assouplissement avec mes intestins qui s'enroulent comme une chaussette dans un bac à linge.
Une fois la présentation des slips du futur terminée, c'est à moi de parler. "Bon assez parler. Présentez-vous!". Et là, c'est le drame. "Ben heu, voilà, heu... héhé... enfin..." Un vrai John Scatman (que de souvenirs). Du coup, je commence à me sentir mal, mon col se resserre encore, ma chemise sert d'éponge et mon froc de chiotte.
Celà dit, au bout de quelques minutes, je retrouve généralement tout mon entrain : je suis comme ça, une fois lancé, on ne m'arrête plus. Le problème c'est qu'il faut savoir s'arrêter. mais je suis atteint de logorhée, j'en viens à parler de mes drames de l'enfance, de cette porte qui ne ferme pas, du temps qui fait, de la famine dans le monde... bref, je déballe tout.
Remarquez, jusqu'à maintenant, je ne me plains pas : apparemment, je passe plutot bien puisque tout le monde me dit après coup que "même si [j']avais l'air timide, on sentait que [j']étais motivé". Ca fait plaisir.
Mais bon, tout ça n'était que broutille face à ce qui m'attend bientôt. L'entretien d'embauche, le vrai. Pas celui pour un stage bidon ou un job d'été. Non, celui qui me nourrira pendant quelques années, je l'espère. Et là, va falloir sortir l'artillerie lourde : assurance, dynamisme, sourire ravageur, humour fin et compétence.. bref, autant dire que je suis mal barré!
Par aston
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Publié dans : Je ne suis pas
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Et oui, pendant que certains en profitent pour faire la vidange entre deux parties d'un épisode de Maguy ou deux mi-temps d'un match de croquet, perso, j'en profite pour approfondir ma culture publicitaire. Le problème, c'est que je n'ai pas le temps de faire la pause pipi, ce qui crée des fins de films plutôt périlleuses... mais bon, ce n'est pas très classe tout ça, changeons de sujet.
Pour moi, le labyrinthe a été assez simple. Quelques fausses routes, rien de bien méchant. Pas besoin de revenir sur mes pas, j'ai toujours retrouvé un chemin pour bifurquer et retrouver la grande avenue.
Il s'avère donc que je peux pas tenir mes engagements puisque depuis peu, je n'écris que très rarement. Et ça me manque...
Dans poésie, j'englobe à peu près toute tentative plus ou moins habile de faire plus que du sens avec des mots (j'aime bien ma définition dis donc!). Et je vais vous raconter pourquoi je suis incapable de faire de la poésie.
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