Bon, c'est décidé, je me prends 5 minutes pour écrire un petit quelque chose, sinon, je perdrais trop le fil...
Il s'avère donc que je peux pas tenir mes engagements puisque depuis peu, je n'écris que très rarement. Et ça me manque...
Ben ouais, au fur et à mesure, on se prend au jeu. On écrit, on écrit... et puis ca devient comme boire un verre de jus d'orange le matin, c'est machinal mais c'est bon pour la santé. Et oui, j'ai l'impression que ce blog est bon pour ma santé. Ca me permet d'être celui que je ne suis pas dans la vie réelle.
Au début, j'ai longtemps cru que j'étais plus moi ici que dans la vraie vie. Pas de barrière physique, pas de timidité excessive... je sentais que ma vraie personnalité sortait enfin, comme un alien sort sa seconde bouche du fond de sa gorge.
Et puis en fait... ben non quoi. Cette partie de moi, cette partie enfouie n'est pas plus représentative de ma personnalité que celle qui s'exprime dans la vie (oula, je sens que ça pionce déjà tellement je suis chiant. Mais je suis téméraire alors je continue). Oui, je disais que bien que cette personnalité virtuelle ne soit pas bridée par les contraintes sociale, elle n'en reste pas moins une partie de ma personnalité.
Justement, ma vraie personnalité, c'est d'être mal à l'aise dans la vie, de ne pas savoir quoi répondre aux filles, de rougir quand je suis gêné (c'est à dire souvent)... ma vraie personnalité, c'est aussi d'être beaucoup plus à l'aise quand mon physique n'intervient pas, comme sur ce blog.
Alors, qu'a-t-il donc à cacher ce physique? Je sais pas en fait. C'est la différence entre les gens à l'aise dans leur corps et les autres. La vie est un théatre (attention à la métaphore), et comme dans tout théatre, y'a des bons et des mauvais acteurs (comme des bons et des mauvais chasseurs). On joue tous un rôle, mais on le joue plus ou moins bien. Moi par exemple, je suis empreinté, maladroit, mal à l'aise. D'autres se la pètent tranquillement sans aucune sensation de gêne physique. C'est ça : je suis trop mauvais pour jouer dans la vie, alors je fais voix off.
Tout ça pour dire, qu'en ce moment, j'ai pas trop le temps de cogiter et que ça se ressent ici : je dis n'importe quoi!
Il s'avère donc que je peux pas tenir mes engagements puisque depuis peu, je n'écris que très rarement. Et ça me manque...Ben ouais, au fur et à mesure, on se prend au jeu. On écrit, on écrit... et puis ca devient comme boire un verre de jus d'orange le matin, c'est machinal mais c'est bon pour la santé. Et oui, j'ai l'impression que ce blog est bon pour ma santé. Ca me permet d'être celui que je ne suis pas dans la vie réelle.
Au début, j'ai longtemps cru que j'étais plus moi ici que dans la vraie vie. Pas de barrière physique, pas de timidité excessive... je sentais que ma vraie personnalité sortait enfin, comme un alien sort sa seconde bouche du fond de sa gorge.
Et puis en fait... ben non quoi. Cette partie de moi, cette partie enfouie n'est pas plus représentative de ma personnalité que celle qui s'exprime dans la vie (oula, je sens que ça pionce déjà tellement je suis chiant. Mais je suis téméraire alors je continue). Oui, je disais que bien que cette personnalité virtuelle ne soit pas bridée par les contraintes sociale, elle n'en reste pas moins une partie de ma personnalité.
Justement, ma vraie personnalité, c'est d'être mal à l'aise dans la vie, de ne pas savoir quoi répondre aux filles, de rougir quand je suis gêné (c'est à dire souvent)... ma vraie personnalité, c'est aussi d'être beaucoup plus à l'aise quand mon physique n'intervient pas, comme sur ce blog.
Alors, qu'a-t-il donc à cacher ce physique? Je sais pas en fait. C'est la différence entre les gens à l'aise dans leur corps et les autres. La vie est un théatre (attention à la métaphore), et comme dans tout théatre, y'a des bons et des mauvais acteurs (comme des bons et des mauvais chasseurs). On joue tous un rôle, mais on le joue plus ou moins bien. Moi par exemple, je suis empreinté, maladroit, mal à l'aise. D'autres se la pètent tranquillement sans aucune sensation de gêne physique. C'est ça : je suis trop mauvais pour jouer dans la vie, alors je fais voix off.
Tout ça pour dire, qu'en ce moment, j'ai pas trop le temps de cogiter et que ça se ressent ici : je dis n'importe quoi!
par aston
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A l'intérieur du dedans
J'ai toujours adoré cette expression : "et la poésie bordel de merde". Parce qu'elle résume assez bien ma vision de la poésie.
Dans poésie, j'englobe à peu près toute tentative plus ou moins habile de faire plus que du sens avec des mots (j'aime bien ma définition dis donc!). Et je vais vous raconter pourquoi je suis incapable de faire de la poésie.
La poésie, tout d'abord, je trouve ça 'achement impressionant : alors que je me débats lamentablement avec mes trois mots de vocabulaire (putain, bref et donc) pour faire 20 lignes de prose, certains êtres surnaturels mettent la barre bien plus haut en rajoutant l'esthétisme au sens. Bob bas (et oui, le bob est un chapeau comme un autre), je m'incline devant ce talent. Premier argument donc pour que je ne me lance jamais dans la poésie : j'ai pas de talent. C'est déjà un gros frein. Hiiihiiihiiiiiii (<- bruit de frein raté).
Deuxième argument qui me cisaille en deux, le sérieux. Et oui, je suis absolument incapable de garder mon sérieux plus de quatre lignes quand j'écris quelque chose. Il faut absolument que je sorte une blagounette pour détendre l'atmosphère. Ca donne à peu près ça :
Mignonne (ou même jolie, je prends), allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose (comment il est au courant?)
Non vraiment, ce n'est pas possible. Déjà, parler de roses sans être mal à l'aise, je ne peux pas. "hum hum, chuis pas une tapette". Voilà, j'ai un énorme problème avec le fait d'être sérieux. Et c'est un problème quand il s'agit d'être amoureux ou même quand il s'agit de dire à quelqu'un qu'on l'aime bien. Ben oui, comment voulez-vous que je dise "je t'aime bien" à quelqu'un sans ressembler à une tomate trop mûre? C'est mission impossible 4, le 8 juin sur vos écrans.
En fait, si vous voulez une image, je suis un peu le sosie mental de Chandler. Incapable d'être sérieux quand ça le devient (la vache, je sors des phrases intelligentes ce soir! (et je me la pète à mort soit dit en passant!)). Bref, quand on me dit "je t'aime", je suis le genre de mec qui dit "pas moi" et qui casse l'ambiance comme un but de Henry casse l'ambiance au Brésil.
Je pense que ça m'a d'ailleurs valu de passer à côté de certaines relations. C'est vrai, c'est soulant à la fin d'avoir quelqu'un qui rigole toujours dans les moments "on est sur le point de s'embrasser" de fin de soirée. Les clowns font rire mais ne font pas rêver les femmes.
Ah la la, que voulez-vous, la vie est ainsi faite : je ne dirais jamais ce que je pense. Bref, si un jour vous veniez à me dire que vous m'aimiez bien et que je vous réponds "pas moi", sachez que sous cet aspect un peu bourru se cache en fait un mec trop tendre.... non, je déconne! Il se cache en fait un mec bourru, un handicapé des sentiments. Et voilà, je refais mon Chandler...
Dans poésie, j'englobe à peu près toute tentative plus ou moins habile de faire plus que du sens avec des mots (j'aime bien ma définition dis donc!). Et je vais vous raconter pourquoi je suis incapable de faire de la poésie.La poésie, tout d'abord, je trouve ça 'achement impressionant : alors que je me débats lamentablement avec mes trois mots de vocabulaire (putain, bref et donc) pour faire 20 lignes de prose, certains êtres surnaturels mettent la barre bien plus haut en rajoutant l'esthétisme au sens. Bob bas (et oui, le bob est un chapeau comme un autre), je m'incline devant ce talent. Premier argument donc pour que je ne me lance jamais dans la poésie : j'ai pas de talent. C'est déjà un gros frein. Hiiihiiihiiiiiii (<- bruit de frein raté).
Deuxième argument qui me cisaille en deux, le sérieux. Et oui, je suis absolument incapable de garder mon sérieux plus de quatre lignes quand j'écris quelque chose. Il faut absolument que je sorte une blagounette pour détendre l'atmosphère. Ca donne à peu près ça :
Mignonne (ou même jolie, je prends), allons voir si la rose
Qui ce matin avoit desclose (comment il est au courant?)
Non vraiment, ce n'est pas possible. Déjà, parler de roses sans être mal à l'aise, je ne peux pas. "hum hum, chuis pas une tapette". Voilà, j'ai un énorme problème avec le fait d'être sérieux. Et c'est un problème quand il s'agit d'être amoureux ou même quand il s'agit de dire à quelqu'un qu'on l'aime bien. Ben oui, comment voulez-vous que je dise "je t'aime bien" à quelqu'un sans ressembler à une tomate trop mûre? C'est mission impossible 4, le 8 juin sur vos écrans.
En fait, si vous voulez une image, je suis un peu le sosie mental de Chandler. Incapable d'être sérieux quand ça le devient (la vache, je sors des phrases intelligentes ce soir! (et je me la pète à mort soit dit en passant!)). Bref, quand on me dit "je t'aime", je suis le genre de mec qui dit "pas moi" et qui casse l'ambiance comme un but de Henry casse l'ambiance au Brésil.
Je pense que ça m'a d'ailleurs valu de passer à côté de certaines relations. C'est vrai, c'est soulant à la fin d'avoir quelqu'un qui rigole toujours dans les moments "on est sur le point de s'embrasser" de fin de soirée. Les clowns font rire mais ne font pas rêver les femmes.
Ah la la, que voulez-vous, la vie est ainsi faite : je ne dirais jamais ce que je pense. Bref, si un jour vous veniez à me dire que vous m'aimiez bien et que je vous réponds "pas moi", sachez que sous cet aspect un peu bourru se cache en fait un mec trop tendre.... non, je déconne! Il se cache en fait un mec bourru, un handicapé des sentiments. Et voilà, je refais mon Chandler...
par aston
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Réflexions
Comme tout le monde je crois, j'aime rencontrer de nouvelles personnes. Ca ne veut pas dire que ça ne me fait pas flipper ou que cela ne me met pas mal à l'aise mais j'aime la nouveauté sociale.
Et oui, ça peut paraître bizarre, mais l'un des plus grands timides que la Terre ait jamais porté aime bien la société. D'ailleurs, c'est peut être ça le problème des timides : ils aiment trop la société pour oser la déranger. Mais cela est un autre sujet.
Ce que j'ai toujours aimé, ce sont les débuts d'année à l'école quand je changeais de classe : collège, lycée, études supérieures... à chaque fois, j'avais hâte de voir avec qui j'allais me fourrer.
Au début de l'année, c'est toujours la même chose : il y a les premières impressions à froid (pas comme l'huile (attention, celui qui trouve le jeu de mot gagne... ce qu'il veut!)) qui seront souvent démenties quelques semaines plus tard.
Car oui, tout cette période que l'on pourrait qualifier de "parade amicale" (un peu comme un paon mais sans la queue... mouais, mauvaise image) dure très longtemps chez moi. Il y a des gens que je considère comme des extra-terrestres qui se lient d'amitié en 2 jours, font comme s'ils avaient toujours été ensemble... perso, quand je vois ça, j'ouvre mes grands yeux bleus (j'essaie de le caser souvent, c'est pour vous faire rêver un peu) et je me demande comment ils font. Parce que moi au début, je suis un peu Rémi sans famille. Sauf que je ne m'appelle même pas Rémi. Le nul.
Mais ensuite, au bout de quelques semaines donc, je me jette à l'eau et je commence à parler aux gens. Et là, je prends mon pied.
Lorsque l'on rencontre quelqu'un, on peut ressortir toute la culture sociale que l'on s'est construite au fil des ans... et notamment les blagues. Ces blagues qui ne font plus rire nos anciens amis deviennent des vrais blagues Carlossiennes (l'humoriste, pas le terrroriste (tiens, je me demande si mes jeunes lecteurs connaissent les deux Carlos... je vous ai mis une photo)). Et là, je suis a l'aise.
Le mieux du mieux, c'est quand même lorsque l'on trouve une personne qui a le même humour, les mêmes références. Là, c'est le pied absolu. J'arrive toujours à en trouver un qui devient ensuite mon meilleur ami pour la vie. Ce qui fait que j'ai plein de meilleurs amis pour la vie. Le père Noël est plutôt cool avec moi. Du coup, c'est blagounette sur blagounette.
Ce qui fait que j'ai souvent été le mec qui se poile au fond de la classe. Et oui, j'aime bien être au fond de la classe : on peut jouer au sudoku, se mettre à côté du radiateur en hiver, discuter peinard... mais ce n'est pas le sujet (dites moi, que de digressions). Donc oui, je suis un pro pour me faire des amis qui me font rire et c'est bien là le bonheur de ma vie scolaire : je ne me suis que très rarement ennuyé en cours, j'ai toujours un demi-frère pour faire le con avec moi.
Tout ça pour dire que je ne retournerai sans doute jamais sur les bancs de l'école et que les prochaines personnes que je rencontrerais seront des collègues de travail. A mon dernier stage, j'avais trouvé de bons amis, il nous est arrivé de picoler et délirer ensemble, c'était très agréable. Mais je me demande si cela va continuer. La tendance de l'entreprise, d'après mon expérience, c'est quand même de s'y faire chier. Et un humour Pouet-pouet-badaboum comme le mien passe souvent mal.
Donc, je prie le seigneur qui n'existe pas pour qu'il me file des collègues joviaux, avec plein d'humour à l'intérieur et aussi une grande dose de je-me-prends-pas-la-tête-isme. Voilà, dieu, je ne t'ai pas demandé grand chose : pour une fois, fais ton taf!
Et oui, ça peut paraître bizarre, mais l'un des plus grands timides que la Terre ait jamais porté aime bien la société. D'ailleurs, c'est peut être ça le problème des timides : ils aiment trop la société pour oser la déranger. Mais cela est un autre sujet.Ce que j'ai toujours aimé, ce sont les débuts d'année à l'école quand je changeais de classe : collège, lycée, études supérieures... à chaque fois, j'avais hâte de voir avec qui j'allais me fourrer.
Au début de l'année, c'est toujours la même chose : il y a les premières impressions à froid (pas comme l'huile (attention, celui qui trouve le jeu de mot gagne... ce qu'il veut!)) qui seront souvent démenties quelques semaines plus tard.
Car oui, tout cette période que l'on pourrait qualifier de "parade amicale" (un peu comme un paon mais sans la queue... mouais, mauvaise image) dure très longtemps chez moi. Il y a des gens que je considère comme des extra-terrestres qui se lient d'amitié en 2 jours, font comme s'ils avaient toujours été ensemble... perso, quand je vois ça, j'ouvre mes grands yeux bleus (j'essaie de le caser souvent, c'est pour vous faire rêver un peu) et je me demande comment ils font. Parce que moi au début, je suis un peu Rémi sans famille. Sauf que je ne m'appelle même pas Rémi. Le nul.
Mais ensuite, au bout de quelques semaines donc, je me jette à l'eau et je commence à parler aux gens. Et là, je prends mon pied.
Lorsque l'on rencontre quelqu'un, on peut ressortir toute la culture sociale que l'on s'est construite au fil des ans... et notamment les blagues. Ces blagues qui ne font plus rire nos anciens amis deviennent des vrais blagues Carlossiennes (l'humoriste, pas le terrroriste (tiens, je me demande si mes jeunes lecteurs connaissent les deux Carlos... je vous ai mis une photo)). Et là, je suis a l'aise.
Le mieux du mieux, c'est quand même lorsque l'on trouve une personne qui a le même humour, les mêmes références. Là, c'est le pied absolu. J'arrive toujours à en trouver un qui devient ensuite mon meilleur ami pour la vie. Ce qui fait que j'ai plein de meilleurs amis pour la vie. Le père Noël est plutôt cool avec moi. Du coup, c'est blagounette sur blagounette.
Ce qui fait que j'ai souvent été le mec qui se poile au fond de la classe. Et oui, j'aime bien être au fond de la classe : on peut jouer au sudoku, se mettre à côté du radiateur en hiver, discuter peinard... mais ce n'est pas le sujet (dites moi, que de digressions). Donc oui, je suis un pro pour me faire des amis qui me font rire et c'est bien là le bonheur de ma vie scolaire : je ne me suis que très rarement ennuyé en cours, j'ai toujours un demi-frère pour faire le con avec moi.
Tout ça pour dire que je ne retournerai sans doute jamais sur les bancs de l'école et que les prochaines personnes que je rencontrerais seront des collègues de travail. A mon dernier stage, j'avais trouvé de bons amis, il nous est arrivé de picoler et délirer ensemble, c'était très agréable. Mais je me demande si cela va continuer. La tendance de l'entreprise, d'après mon expérience, c'est quand même de s'y faire chier. Et un humour Pouet-pouet-badaboum comme le mien passe souvent mal.
Donc, je prie le seigneur qui n'existe pas pour qu'il me file des collègues joviaux, avec plein d'humour à l'intérieur et aussi une grande dose de je-me-prends-pas-la-tête-isme. Voilà, dieu, je ne t'ai pas demandé grand chose : pour une fois, fais ton taf!
par aston
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Nostalgie
Jusque très tard dans ma vie, je n'avais jamais déménagé. Il y avait ma maison. Point. Depuis quelques années pourtant, j'ai enchaîné les domiciles....
Je suis parti de chez moi un beau matin de septembre 2000. La fleur au fusil, je quittais mes parents pour aller faire mes études "à la grand'ville". Si on m'avait dit que je ne reviendrais jamais vraiment chez moi... Ce premier déménagement fut le déclencheur d'une lonnnnnnnngue série de déménagements : 10 en 5 ans. Quand on avait pas l'habitude, ça fait bizarre!
Etrangement, ça fait 6 ans que je ne me suis plus senti chez moi. Même aujourd'hui, je n'arrive toujours pas à me sentir chez moi. Il y a plusieurs raisons à cela :
- la durée : parfois, je suis resté 3 mois... ça aide pas à se sentir chez soi,
- l'internat : y'a pas à dire, l'internat, c'est pas chez soi!
- la collocation : peut-on se sentir vraiment chez soi si on ne peut pas se balader le sboub à l'air?
- une certaine crise d'adolescence que j'ai tendance à faire très tardivement...
Cependant, même si cette situation a ses défauts, l'absence de domicile m'a toujours procuré une immense sensation de liberté. Je suis "un chevalier solitaire dans un monde dangereux" (c)K2000 : j'aime bien ne pas me sentir attaché à quoique ce soit. Et le fait de ne pas être attaché à un domicile est assez libérateur (posez la question à votre escargot préféré).
Mais bientôt, il va être temps d'arrêter les conneries de jeunesse et je vais devoir poser un peu mes fesses (bien fermes je précise). Et il faut bien l'avouer, je flippe. Je flippe de me poser quelque part et d'y être lié. J'ai peur de ne pas avoir d'échéance. Voilà, c'est ça que j'aime dans ma situation : les échéances à moyen terme. Dans N mois, je sais que je partirai. Dans N mois, ma vie va se renouveler. Alors que là, je n'aurai plus cette certitude de l'incertitude (c'est beau ce que je dis...). Et je me chie dessus.
En fait, j'ai une peur bleue de moisir. Autant je n'ai pas peur de mourir, autant j'ai peur de perdre mon temps.
Alors voilà, la dernière échéance est pour bientôt : après, le gouffre de la certitude. Je vais voir si je vais avoir le courage d'y sauter. La solution est peut être d'y sauter à deux, en se tenant la main.
Je suis parti de chez moi un beau matin de septembre 2000. La fleur au fusil, je quittais mes parents pour aller faire mes études "à la grand'ville". Si on m'avait dit que je ne reviendrais jamais vraiment chez moi... Ce premier déménagement fut le déclencheur d'une lonnnnnnnngue série de déménagements : 10 en 5 ans. Quand on avait pas l'habitude, ça fait bizarre!Etrangement, ça fait 6 ans que je ne me suis plus senti chez moi. Même aujourd'hui, je n'arrive toujours pas à me sentir chez moi. Il y a plusieurs raisons à cela :
- la durée : parfois, je suis resté 3 mois... ça aide pas à se sentir chez soi,
- l'internat : y'a pas à dire, l'internat, c'est pas chez soi!
- la collocation : peut-on se sentir vraiment chez soi si on ne peut pas se balader le sboub à l'air?
- une certaine crise d'adolescence que j'ai tendance à faire très tardivement...
Cependant, même si cette situation a ses défauts, l'absence de domicile m'a toujours procuré une immense sensation de liberté. Je suis "un chevalier solitaire dans un monde dangereux" (c)K2000 : j'aime bien ne pas me sentir attaché à quoique ce soit. Et le fait de ne pas être attaché à un domicile est assez libérateur (posez la question à votre escargot préféré).
Mais bientôt, il va être temps d'arrêter les conneries de jeunesse et je vais devoir poser un peu mes fesses (bien fermes je précise). Et il faut bien l'avouer, je flippe. Je flippe de me poser quelque part et d'y être lié. J'ai peur de ne pas avoir d'échéance. Voilà, c'est ça que j'aime dans ma situation : les échéances à moyen terme. Dans N mois, je sais que je partirai. Dans N mois, ma vie va se renouveler. Alors que là, je n'aurai plus cette certitude de l'incertitude (c'est beau ce que je dis...). Et je me chie dessus.
En fait, j'ai une peur bleue de moisir. Autant je n'ai pas peur de mourir, autant j'ai peur de perdre mon temps.
Alors voilà, la dernière échéance est pour bientôt : après, le gouffre de la certitude. Je vais voir si je vais avoir le courage d'y sauter. La solution est peut être d'y sauter à deux, en se tenant la main.
par aston
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A l'intérieur du dedans
Je pourrais faire semblant que ça va. Mais en fait, je suis super mauvais acteur et il n'y a qu'à regarder la teneur en blagues de mes notes précédentes pour voir à quel point je n'ai pas la pêche.
Pour résumer, je suis en période de "dernière ligne droite" comme disent les anciens. Il faut tout boucler avant de "plier les gaules" (ça, c'est plutôt mon père qui le dit). Du coup, un peu énormément de boulot, des collègues qui ne jouent pas tous le rôle d'allié fidèle, une bonne dose de solitude et ça vous fait un Aston pas très en forme : j'ai perdu mon beau pelage luisant, je n'ai plus l'oeil vif et pétillant, je ne remue plus de la queue (c'est pour l'image bien sûr), je ne mange plus ma pâtée avec le même entrain... On pourrait croire que je vais crever comme un vieux cabot pourri et pourtant.
Et pourtant, j'aime bien ce genre de période. Car au final, tout est accentué dans ces moments là. Les mauvais mais aussi les bons.
Et ça faisait un sacré moment que je n'avais pas autant rigolé. Ca sort tout seul, les blagues de merde fusent, font parfois rire les autres, me font souvent rire moi (c'est sans doute le principal). Alors de l'extérieur, j'ai l'air d'un maniaco-dépressif alternant la plus grande déprime et l'exaltation la plus complète. Mais au point où j'en suis, je m'en branle un peu, il faut bien l'avouer.
Assez étrangement, sur ce blog, ne transparait que la partie fatiguée du personnage. C'est sans doute parce que l'écriture a tendance à "lisser" les attitudes et que la fatigue est quand même prépondérante.
Mais je ne me fais pas trop de souci. Très prochainemeent, la soupape va s'ouvrir et je vais pouvoir laisser tout échapper. Et comme dirait un acteur compensant son manque de talent par son tour de biceps : "I'll be back"
Pour résumer, je suis en période de "dernière ligne droite" comme disent les anciens. Il faut tout boucler avant de "plier les gaules" (ça, c'est plutôt mon père qui le dit). Du coup, un peu énormément de boulot, des collègues qui ne jouent pas tous le rôle d'allié fidèle, une bonne dose de solitude et ça vous fait un Aston pas très en forme : j'ai perdu mon beau pelage luisant, je n'ai plus l'oeil vif et pétillant, je ne remue plus de la queue (c'est pour l'image bien sûr), je ne mange plus ma pâtée avec le même entrain... On pourrait croire que je vais crever comme un vieux cabot pourri et pourtant.Et pourtant, j'aime bien ce genre de période. Car au final, tout est accentué dans ces moments là. Les mauvais mais aussi les bons.
Et ça faisait un sacré moment que je n'avais pas autant rigolé. Ca sort tout seul, les blagues de merde fusent, font parfois rire les autres, me font souvent rire moi (c'est sans doute le principal). Alors de l'extérieur, j'ai l'air d'un maniaco-dépressif alternant la plus grande déprime et l'exaltation la plus complète. Mais au point où j'en suis, je m'en branle un peu, il faut bien l'avouer.
Assez étrangement, sur ce blog, ne transparait que la partie fatiguée du personnage. C'est sans doute parce que l'écriture a tendance à "lisser" les attitudes et que la fatigue est quand même prépondérante.
Mais je ne me fais pas trop de souci. Très prochainemeent, la soupape va s'ouvrir et je vais pouvoir laisser tout échapper. Et comme dirait un acteur compensant son manque de talent par son tour de biceps : "I'll be back"
par aston
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Vie du blog

